De son côté, Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson le 25 novembre[287]. Puis, Stofflet arrive à son tour à La Jaunaye le 18 février[231]. Les Conseils suppriment alors les lois contre les émigrés et les prêtres réfractaires. Pour protéger leur territoire, les insurgés repassent massivement sur la rive gauche de la Loire[104]. La guerre de Vendée : combien de morts ? Arrivé début avril à Angers, Berruyer divise ses troupes en trois corps. Elle attaque une colonne républicaine à Chalonnes-sur-Loire le 18 mars, puis une autre à Saint-Florent-le-Vieil le 22, mais à chaque fois sans succès[240]. De son côté, Guy-Marie Lenne a ouvert un nouveau champ d’études encore aujourd’hui incomplètement exploré, celui des réfugiés de la Vendée (cf supra). Ces derniers laissent 1 500 à 2 000 morts sur le champ de bataille, contre une centaine de tués pour les républicains, ils éprouvent ce jour-là, l'une de leurs plus lourde défaites. 14–18, se sera aussi la fin d’un monde dominé par l’Europe. 1:46. Ce dernier, qui avait battu un détachement la veille à Rouans, trouve refuge dans la forêt de Princé. La question de la libération du roi Louis XVII reste en suspens[228]. Le 4 avril, une « armée d'Anjou » et une « armée du Poitou et du Centre » sont établies[63]. Il entre dans mes projets, et, « visant à reconnaître officiellement le génocide vendéen de 1793-1794 », « un acte grossier de manipulation historique », « ce vocabulaire inadapté est une vieille ruse idéologique de l’extrême droite pour calomnier la Révolution française et banaliser les génocides bien réels du, « les révolutionnaires n’ont pas cherché à identifier un peuple pour le détruire », « le symbole de toutes les oppositions à la Révolution », « les atrocités commises par les troupes révolutionnaires en Vendée relèvent de ce qu’on appellerait aujourd’hui des, « participent de la vision qui fait de la, « la mobilisation de révolutionnaires locaux réussit à arrêter les violences injustifiées d', « les insurgés ont repris les habitudes anciennes des révoltes rurales, chassant et mettant à mort les représentants de l'État, pillant les bourgs, avant que leurs chefs ne réussissent à les détourner, pendant un temps, de ces pratiques qui ont un aspect de revanche et une dimension messianique, « Cette brochure a été récemment rééditée sous le titre, « envers les peuples corsetés par une République jacobine. »[407]. De nombreuses institutions se mobilisent pour les faire connaître au plus grand nombre. Kléber obtient l'approbation des représentants Carrier et Gilet mais ceux-ci refusent d'agir. Vendée Globe. Deux jours tard, ses troupes tendent une embuscade à un convoi près de Beaulieu-sous-la-Roche[253]. Le 16 janvier 2013, Lionnel Luca dépose un texte, cosigné par Véronique Besse (MPF, Vendée), Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône), Alain Lebœuf (UMP, Vendée), Alain Marleix (UMP, Cantal), Yannick Moreau (UMP, Vendée), Philippe Vitel (UMP, Var) et Marion Maréchal-Le Pen (FN, Vaucluse)[379],[380]. Le général Quétineau se retranche avec plus de 5 000 hommes dans la ville de Thouars, mais la place est attaquée deux jours plus tard par près de 30 000 Vendéens[83]. L'insécurité demeure cependant. Parfois, les membres de la Commission civile et administrative créée à Nantes pour récupérer vivres et bétail au profit des Bleus, accompagnent les armées, ce qui permet d'épargner des vies et des localités. Puis, maîtres du gouvernement, ils se seraient livrés à la fureur purificatrice qui les caractérisait. Le général d'Elbée, blessé depuis la bataille de Cholet, est exécuté dans son fauteuil[136]. 1) Bilan technique. Quant aux généraux et dirigeants politiques qui ont commandé les ravages des « colonnes infernales » et les noyades de Nantes, A. Gérard dégage Turreau d’une partie de ses responsabilités afin de charger le Comité de salut public et Carrier, émanation des Jacobins qui serait « l’archétype des révolutionnaires professionnels ». Appliquant l'approche de la microhistoire à trois paroisses des Mauges entre 1750 et 1830, au cœur de la « Vendée-militaire », Anne Rolland-Boulestreau offre un tableau de la notabilité locale à la veille de la Révolution (gros métayers à Neuvy ou au Pin-en-Mauges, membres du monde du commerce à Sainte-Christine), une notabilité fondée sur la reconnaissance publique : ses membres occupent des fonctions publiques (les Cathelineau sont sacristains de père en fils), servent de caution morale devant notaire et sont souvent choisis comme témoins lors des mariages. - FAFLF bilan [2/2]. Pierre Contât, «Le comité révolutionnaire de Saumur», ABPO, 1987, n° 4, p. 158. Cependant dans le Bas-Poitou et le Pays de Retz, les républicains remportent quelques succès. En 2007, sous la direction de Jacques Hussenet, un nouveau bilan, prenant en compte les travaux antérieurs, surtout à partir de 1990, arrive au chiffre d'environ 170 000 morts pour les habitants de la Vendée militaire entre 1793 et 1796[2], soit environ 22 à 23 % des 755 000 habitants que comptaient les territoires insurgés avant le conflit[338]. Les défenses républicains s'appuient quant à elles sur plusieurs villes situées autour de la Vendée militaire : les principales sont Nantes et Angers au nord, Saumur, Thouars et Parthenay à l'est, et Les Sables-d'Olonne, Luçon et Fontenay-le-Comte au sud. Dans le Poitou, Jean Savin est capturé le 28 avril[304]. Dans leur fuite, les Vendéens tombent par chance sur un petit convoi de munition qui leur permet de se réapprovisionner. Les Vendéens, affaiblis, tentent généralement d'éviter le combat[283]. La liberté de culte fut l'une des causes majeures de la guerre de Vendée. Les Vendéens espèrent en effet trouver des troupes anglaises dans le port normand. Le général républicain se retrouve ainsi obligé d'abandonner les localités conquises et se replie sur La Mothe-Achard entre le 20 et le 22 avril[73],[74]. Avant la Révolution, gérés par le clergé, ils étaient au service des communautés rurales. Cette identité est un outil de mobilisation sociale mais aussi un instrument politique contemporain. Selon lui, cette attitude est en contradiction complète avec l’hypothèse d’un génocide : on ne peut vouloir massacrer un peuple, et organiser l’évacuation et l’aide à une portion de ce même peuple[413]. Ne se sentant pas soutenu, Turreau présente par deux fois sa démission le 31 janvier et le 18 février, elle est à chaque fois refusée malgré les dénonciations des administrateurs départementaux[182]. Ces colonnes mobiles, relevées tous les quinze jours, ont pour instruction de parcourir en permanence le territoire insurgé[283]. Deux jours plus tard, l'avant-garde républicaine met en fuite les Vendéens à La Garnache. L’étude du phénomène des réfugiés est encore très récente. La garnison de l'île a entretemps été renforcée, passant de 1 000 à plus de 6 000 hommes, et les Anglais commencent à manquer d'eau[269]. 17:37 – La Vendée, exception et symbole Durant la Guerre de Vendée, il faut bien considérer que les deux camps n’ont jamais vraiment fait jeu égal. La Vendée (somme toute peu concernée du fait d'une faible ponction) ne représente que l'une des provinces qui s'insurgent en 1793, comme la vallée du Rhône, où l'agitation est endémique depuis 1790 et va durer jusqu'en 1818[20]. Après avoir protégé les côtes des Britanniques, Hoche met ses troupes en mouvement contre Charette[281]. Le succès du spectacle du Puy-du-Fou, lancé en 1977 par Philippe de Villiers, résulte de la rencontre entre un milieu rendu réceptif par une pédagogie du souvenir de 150 ans et le souci d’un homme politique de se construire une image. La Rochejaquelein et Stofflet parviennent à traverser le fleuve avec une poignée d'hommes, mais ils sont aussitôt dispersés par quelques détachements républicains. La lecture « blanche » se retrouve parmi les académiciens, dans les écrits de Pierre Gaxotte ou de Jean-François Chiappe[7]. Le décret d'application, passé en novembre 1790 et signé par le roi le 26 décembre 1790, prévoit que les prêtres fonctionnarisés, comme tous les fonctionnaires, prêtent serment à la constitution ; la constitution civile du clergé et ce serment sont rejetés par toute une partie du clergé, qui considère les prêtres jureurs comme déviant de la voie catholique. Puis il s'empare de Beaupréau et reprend Chemillé. Environ 200 à 500 insurgés trouvent la mort, tués au combat ou exécutés après avoir été capturés[43],[33],[40]. Plus de 2 000 gardes nationaux sortent alors de Saumur pour reprendre la ville, mais ils sont repoussés le 16 mars à Coron par les insurgés qui s'emparent ensuite de Vihiers[37],[38],[34]. Ce dernier, ayant également joint sa troupe à celle de Joly est cependant mis en fuite par Turreau et Cordellier à la forêt de Gralas. Les exactions de Carrier sont dénoncées par Jullien de Paris, agent du comité de salut public en mission sur la côte atlantique, et il est obligé de demander son rappel le 9 pluviôse an II (8 février 1794)[164]. Le 12 février, Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes[226],[229]. Il est cependant rejoint à Montaigu et mis en déroute. Le 16 décembre, les Vendéens atteignent les bords de la Loire à Ancenis. Le 16 mai, devant Fontenay-le-Comte, les Vendéens sont moins de 8 000 face aux forces de Chalbos, Sandoz et Nouvion. Détruisez la Vendée et le Rhin sera délivré des Prussiens (...). À la veille du 10 août 1792, lorsque l'Assemblée supprime les dernières congrégations existantes, une bonne partie sont emprisonnés. À cette époque, rien ne laissait présager une telle révolte de la part des vendéens. Les républicains reprennent ensuite Chantonnay, mais ils en sont chassés le 5 septembre par une nouvelle attaque de d'Elbée. Le choix est fait de s'emparer de Nantes. Aizenay 3000 2067. Restés sur la rive sud de la Loire, les Vendéens la franchissent puis hésitent : doivent-ils prendre Tours pour marcher sur Paris, ou assurer leurs arrières en prenant Angers puis Nantes ? Cette victoire ne rassure pas les généraux et les envoyés en mission ; la longue errance de cette colonne de Vendéens, alors que l'on croyait l'insurrection presque écrasée, a terrifié le pays. - Du nouveau sur "Noms de Vendée": Les mariages désormais tous indexés jusqu’en 1919- Paul, Marguerite, Ginette, François, Dominique et les autres… Le quotidien et les vacances de la famille Cros-Delabre, de l’Ile-de-France à la Bourgogne, et des plages du Pas-de … Une deuxième guerre de Vendée éclate entre 1795 et 1796. Ainsi, près de 10 % de la population de La Roche-sur-Yon fuit la ville[319]. - Les FAFL, bilan. La conscription de 300 000 hommes, décidée par la Convention le 24 février 1793, achève d'exaspérer les paysans : ceux-ci prennent alors les armes. La quantification est encore loin d’être satisfaisante, mais, en 1796, on peut estimer à au moins quarante mille le nombre de personnes qui ne sont pas revenues chez elles[317]. Le 23 décembre 1794, deux ou trois émissaires des représentants en mission, Bureau de La Batardière, Bertrand-Geslin, et peut-être François-Pierre Blin, rencontrent Charette à Belleville[225],[223]. Dès les années 1920, Albert Mathiez considère que les causes de l'insurrection vendéenne, au printemps 1793, sont à chercher dans les conditions économiques et sociales de l'époque[8]. Haxo traque alors sans relâche les troupes de Charette aux abois, mais le 21 mars il est tué lors d'un combat aux Clouzeaux. Le 2 janvier, le général Haxo peut lancer son offensive contre Noirmoutier avec 6 000 hommes. Convaincus que les généraux vendéens ne cherchent qu'à gagner du temps, les représentants en mission envisagent de lancer une vaste opération pour les faire arrêter, mais ils doivent renoncer par manque de troupes[245]. Les discussions ne se font cependant pas sans de violentes altercations : ainsi Auger, Bézard et Guyardin sont marginalisés après s'être opposés à l'amnistie[223]. ), qui organise le calendrier et le paysage, avec un appel aux saints spécialisés, à leurs chapelles, avec des rites particuliers. Le 17 novembre, les républicains se déploient à Antrain et à Pontorson pour barrer la route aux Vendéens revenus de Granville. Plus grande menace royaliste intérieure qu'ait connue la Révolution, la guerre de Vendée eut des conséquences dramatiques pour les territoires qu'elle a traversés : la Vendée, mais aussi le pays de Retz et une partie de l'Anjou. La Constitution civile du clergé, adoptée par lAssemblée constituante le 12 juillet 1790, suscite une franche hostilité en Bretagne et en Vendée : plus de 80 % des prêtres refusent de jurer fidélité à leur nouveau statut, et larrestation de nombre de ces prêtres réfractaires aggra… Mais le 18 novembre, ces derniers écrasent à Pontorson les 4 000 hommes du général Tribout, partis trop en avant, puis ils réoccupent ensuite Dol-de-Bretagne. Population avant 1789 en 1802. Par un hasard du calendrier, le député Lasource rend un rapport le lendemain sur l'Association bretonne d'Armand Tuffin de La Rouërie. Le 4 août, le clergé réfractaire vendéen tient un synode au Poiré à l'initiative du vicaire général Jean Brumauld de Beauregard, envoyé par Marie-Charles-Isidore de Mercy, évêque de Luçon[280],[261]. Une « deuxième guerre de Vendée » éclate cependant peu après, en juin 1795, après le début du débarquement de Quiberon. Stanford Libraries' official online search tool for books, media, journals, databases, government documents and more. Rassemblée à Cholet après sa défaite à Nantes, la « Grande Armée » contre-attaque avec 25 000 hommes. Les survivants s'enfuient vers Laval, qu'ils traversent pour la troisième fois, dévorés par le typhus et la dysenterie, insultés par la population excédée. Des rafales jusqu’à 58 nœuds ont été enregistrées cette nuit. Le manque de statistiques de lëpoque empêche un bilan réel des morts vendéens. En 1789, les paysans de l'Ouest accueillent plutôt favorablement les débuts de la Révolution. Ce dernier explique que Lénine a comparé « les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et les a soumis avec plaisir à un programme que Gracchus Babeuf, l'"inventeur" du Communisme moderne, a qualifié en 1795 de "populicide" »[366]. Son second, Baudry d'Asson, évacue quant à lui Challans et Saint-Gilles-sur-Vie le 29 mai et regagne Les Sables-d'Olonne[100]. Obligés de se cacher, afin d'éviter la déportation au bagne en Guyane, les prêtres non jureurs sont protégés par des femmes, qui participent à des messes clandestines. Envoyés pour accompagner la levée de 300 000 hommes, les envoyés en mission de la Convention sont alarmés par le spectacle des soulèvements, qu'ils dramatisent, accusant les autorités locales, souvent modérées, de complicité, et réclament de Paris des mesures énergiques. Jean-Clément Martin, « Un génocide ? L'origine de cette insurrection ne réside pas, du moins pour les paysans et artisans qui en étaient à l'origine, dans une quelconque nostalgie de l'Ancien Régime. En tout état de cause, juridiquement, le nombre de victimes ne change pas la nature du crime, seules la nature des actes, l'intention et les moyens comptent[346]. L’insurrection éclate véritablement en mars quand la Convention, le 23 février, ordonne une levée de 300 000 hommes « pour faire face à la baisse subite des effectifs des armées de la République due aux pertes, aux désertions mais surtout aux départs massifs des volontaires, levés l'année précédente pour la durée d'une campagne et qui, l'ennemi ayant été ramené aux frontières et même au-delà, estimaient pouvoir rentrer chez eux »[25]. Le 27 mars, ce dernier lance la contre-attaque avec 8 000 paysans et reprend le contrôle de Pornic[43],[33]. Ainsi, le général Moulin fait évacuer scrupuleusement les habitants jugés patriotes[188]. Seul le prince de Talmont traverse la Loire avec 4 000 hommes pour s'emparer de Varades et assurer à l'armée une retraite vers la Bretagne en cas de défaite. Le 22 août, une flotte de 123 navires sous les ordres du commodore Warren sort de Portsmouth[263] avec à son bord 5 000 soldats britanniques[264] commandés par le général Doyle[263] et 800 émigrés[264] emmenés par le comte d'Artois[263]. Il s'emploie à rétablit la discipline et à réprimer les pillages[274], il empêche parfois le retour des réfugiés patriotes dans les zones pacifiées et laisse le culte catholique se réinstaller[276]. Le 28 décembre, le Directoire proclame l'état de siège dans toutes les grandes communes des départements insurgés[272]. Après une halte aux îles d'Houat et de Hœdic[265], elle arrive le 23 septembre en vue de l'île de Noirmoutier, où elle songe à débarquer[266]. ... était déjà repartie à la hausse.Sur ces bases, il n’est donc pas déraisonnable, d’évaluer les victimes de la guerre de Vendée pour les environs de Pugny dans une fourchette de 3000 à 4000 personnes. Plus grave, en janvier 1791 dans la commune de Saint-Christophe-du-Ligneron (au sud de Nantes, près de Machecoul), des conflits se développent autour de l'opposition à la constitution civile du clergé, et l'intervention des gardes nationales chargées du maintien de l'ordre provoque les premiers morts de la Vendée ; mais le conflit ne dégénère pas[21]. Aussitôt celle-ci décrète la peine de mort pour tout insurgé pris les armes à la main ou porteur d'une cocarde blanche. La guerre du Vietnam a vu s'affronter le Nord-Vietnam, soutenu par le bloc communiste, et le Sud-Vietnam, soutenu par les États-Unis, qui interviennent militairement de 1965 à 1973. ». En 1793, des soulèvements se produisirent également à Clermont-Ferrand, Bordeaux, Grenoble, Tournais, Angoulême ou Dunkerque[400]. Le 1er avril, Lequinio présente un mémoire au Comité de salut public, peu après une délégation de Républicains vendéens est reçue à Paris afin de réclamer la distinction entre le pays fidèle et le pays insurgé[194]. De façon plus anecdotique, mais révélatrice, on peut noter que même à l’échelon de la justice de paix, on s’attache à protéger les plus faibles : ainsi, les enfants mineurs de la famille Cathelineau du Pin-des-Mauges, qui a fourni un généralissime de l’armée vendéenne, et dont les trois autres frères sont morts dans les rangs de l’armée catholique et royale, sont protégés par un juge de paix qui nomme un conseil de famille pour administrer leurs biens, alors qu’ils seraient une cible de choix pour une persécution. En 2014, Jean-Clément Martin juge que l'estimation donnée par Jacques Hussenet « semble raisonnable et fondée »[3]. Les célèbres « moulins de Vendée » dont la position des ailes servent à prévenir des mouvements des troupes gouvernementales en sont une illustration. Le 14 septembre 1799, 200 chefs chouans et vendéens se réunissent au château de la Jonchère, près de Pouancé, défendu par 1 200 hommes et fixent une prise d'armes générale pour le 15 octobre. » C'est un mot que Lemkin avait d'abord créé en polonais en 1943 : ludobójstwo (de lud, qui veut dire peuple, et zabójstwo, qui signifie meurtre)[341]. Les contre-révolutionnaires chouans pratiquent en fait une forme de guérilla avant l'heure, harcelant le pouvoir grâce à des attaques ponctuelles. Il fait traverser la Loire à ses troupes. Autre rescapé de la Virée de Galerne, Gaspard de Bernard de Marigny forme une nouvelle armée dans la Gâtine. D'après ses assertions, les membres du comité de salut public, autour de Robespierre, visant l'établissement de la plus grande égalité possible en France (projet dont il se déclare par ailleurs solidaire), auraient planifié la mort d'un grand nombre de Français[352]. L'une des sources employées par les tenants de l'idée d'un génocide vendéen, en plus des directives et des ordres qui se trouvent aux archives du ministère de la Guerre, est un livre de Gracchus Babeuf. Les premières émeutes débutent à Cholet le dimanche 3 mars, lorsque 500 à 600 jeunes gens du canton réunis par le district « pour prendre connaissance des modalités du recrutement du contingent local pour la levée des 300 000 hommes » manifestent leur refus de partir[25],[29],[30]. Ce dernier quitte L'Île-d'Yeu le 18 novembre pour regagner la Grande-Bretagne[270]. Dans une lettre adressée le 1er février 1796 au ministre de l'Intérieur, le général Hoche écrit que « six cent mille Français ont péri dans la Vendée »[328]. Souvent confondue avec la guerre de Vendée, la chouannerie est en fait née en Bretagne et dans la Mayenne. TV Vendee. Le 27 novembre, Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse[284]. Salut et fraternité[368]. il ne fait pas la part des Vendéens tués pendant la guerre (dont une part seulement ont été victimes de massacres ou d'exécutions) et des décès causés indirectement par la guerre ; il ne tient pas compte des réfugiés installés durablement dans les zones limitrophes ni de l'exode vers les villes ; il ne distingue pas les morts en fonction de leur opinion politique (Vendéens. Le 12, devant la Convention, Barère dénonce une « barbare et exagérée exécution des décrets », il reproche au général d'avoir incendié des villages paisibles et patriotes au lieu de traquer des insurgés[179]. La chute de Robespierre en juillet 1794 met fin à la Terreur et amorce une solution moins radicale. Bilan des guerres de Vendée. Le 2 novembre, une colonne républicaine est écrasée à Ernée. Informé, Berruyer ordonne une retraite générales sur Les Ponts-de-Cé mais il laisse Gauvilliers isolé à Beaupréau. » Et le grand historien du Temps des Réformes d’honorer à sa façon la mémoire des victimes vendéennes : « D’ailleurs, à chaque fois que je passe devant le lycée Carnot, je crache par terre »[410]. Cette décision soudaine, prise par Charette sans avoir consulté ni ses officiers, ni les généraux des autres armées vendéennes, est accueille sans enthousiasme par ses hommes[251]. Ces biens ont été accumulés au cours des siècles grâce aux legs des membres de la communauté. Les communautés se sentent donc spoliées et en tiennent rigueur aux politiques[19]. Charette et Stofflet, qui affrontent ces colonnes, répondent aux exactions par le même type de pratique. Stofflet prend la tête de l'armée dont les effectifs sont renforcés de jour en jour par les paysans fuyant les colonnes de Turreau. Cholet. Enfin, à partir de janvier 1794, une troisième vague mêlant Bleus et Blancs, fuit les colonnes infernales[322]. Les soulèvements contre la conscription ne sont pas propres à la Vendée. La carte des combats Les colonnes infernales Le paroxysme du génocide a été atteint avec les "colonnes infernales" de Turreau, qui seraient responsables de près de 160 000 morts. Ressources relatives à la Guerre 1914-1918 hors des Archives de la Vendée. Pas question de dérapage, de tyran ou de « génocide », ni de « proconsuls » pour les représentants en mission... »[411].S'attachant à la question mise au programme des concours du CAPES et de l’agrégation d’histoire en 2005-2006, telle qu'elle a été traitée dans le manuel dirigé par Patrice Gueniffey, dans l'article « À propos des révoltes et révolutions de la fin du XVIIIe siècle.